Campagne Résistance écarlate
Résistance écarlate est une campagne de sensibilisation, d’éducation populaire et de mobilisation du Collectif pour le libre choix. Elle vise à informer, outiller et susciter la réflexion autour des droits reproductifs et du libre choix.
La campagne est née d’un constat simple : les pressions sur le libre choix reproductif n’ont pas disparu. Qu’elles prennent la forme de discours natalistes, de discours anti-choix, d’attentes sociales liées à la maternité, de contraintes économiques ou de violences reproductives, elles continuent d’influencer les parcours et les décisions reproductives.
À travers des outils d’éducation populaire, des activités de sensibilisation et des espaces de discussion, Résistance écarlate propose une réflexion féministe et collective sur les conditions qui permettent, ou limitent, l’exercice réel du libre choix. Parce que les décisions reproductives ne se prennent jamais dans le vide : elles sont influencées par les normes sociales, les rapports de pouvoir et les conditions de vie dans lesquelles nous évoluons.
OBJECTIFS DE LA CAMPAGNE
- Situer politiquement les enjeux liés au libre choix reproductif;
- Proposer des outils accessibles, claires et compréhensible pour mieux comprendre les pressions qui s’exercent sur ce choix;
- Favoriser l’analyse critique des discours et des réalités qui influencent les décisions reproductives;
- Soutenir les discussions collectives et les démarches d’éducation populaire;
- Donner envie d’agir, de prendre la parole et de se mobiliser.
LOGO

Le logo de Résistance écarlate représente des corps collectifs, superposés, avançant ensemble. Les silhouettes évoquent la solidarité, la multiplicité des expériences et la résistance commune face aux attaques envers les droits reproductifs. Le triangle intégré au corps envoie aux luttes historiques pour le droit à l’avortement, notamment en amérique latine, où le triangle vert est devenu un symbole international de mobilisation.
ORIGINE DU NOM
Le nom Résistance écarlate s’inspire du livre La Résistance écarlate de Violaine De Filippis‑Abate, avec l’accord de l’autrice, que nous avons contactée afin de lui présenter la démarche et les objectifs de la campagne.
Dans son ouvrage, l’autrice explore la manière dont les corps, les vécus et les luttes féministes prennent forme dans des contextes de contrôle, de violence et de réaction politique, en mettant en lumière des résistances enracinées dans l’expérience collective. En reprenant ce titre, la campagne rend hommage aux femmes et aux personnes qui prennent la parole au sein de leurs sociétés, souvent au prix de leur sécurité, de leur reconnaissance ou de leur légitimité.
SOIRÉE FÉMINISTE | LE LIBRE CHOIX NE SE DÉFEND PAS SEUL
Pour la journée mondiale du droit à l’avortement (28 septembre), le Collectif pour le libre choix organise un soirée féministe. Doctorante en sociologie à l’UQAM et membre du chantier sur l’antiféminisme du RéQEF, Véronique Pronovost présentera la recherche Quand le consensus vacille: État des lieux du mouvement contre l’avortement au Québec. Le Collectif pour le libre choix quant à lui, profitera de la soirée pour faire le lancement de son guide d’éducation populaire Résistance écarlate: Comprendre et agir sur nos droits reproductifs.
Cliquez sur l’image pour avoir tous les détails. Inscription requise.
Guide d’éducation populaire féministe
Résistance écarlate – Comprendre et agir sur nos droits reproductifs
Les droits reproductifs ne concernent pas seulement l’accès à l’avortement ou à la contraception. Ils soulèvent aussi des questions plus larges sur les normes sociales, les conditions de vie, les rapports de pouvoir et les pressions qui influencent les décisions reproductives.
C’est dans cette perspective que le a été conçu. Cet outil d’éducation populaire féministe propose une réflexion critique sur le libre choix reproductif et sur les nombreux facteurs qui façonnent les possibilités réelles de choisir.
On y aborde notamment :
- le mythe du « choix individuel » et les limites d’une conception du libre choix centrée uniquement sur la responsabilité personnelle;
- les discours natalistes et les attentes sociales qui continuent d’associer les femmes à la maternité et au travail de soin;
- les discours anti-choix et les différentes formes de pressions qui cherchent à encadrer les décisions reproductives;
- le travail reproductif, la charge mentale et les inégalités qui influencent concrètement les décisions liées à la parentalité;
- les violences reproductives, qu’elles prennent la forme de pressions, d’obstacles, de discriminations ou d’interventions sur l’autonomie des personnes;
- les liens entre reproduction, démographie, identité nationale et certains discours anti-immigration ou exclusionnaires;
- les inégalités économiques et sociales qui font en sorte que le libre choix n’est pas vécu de la même façon par tout le monde.
Parce que le libre choix ne dépend pas uniquement de la volonté individuelle. Il est aussi façonné par l’accès aux ressources, aux services, au logement, au revenu, par les normes sociales et par les politiques qui organisent notre société. Comprendre ces réalités est une étape essentielle pour défendre les droits reproductifs et imaginer des changements collectifs.


